Notre histoire
1989 – Jonquière
Nathaly…
J’étais en deuxième année du programme d’Art et technologie des médias du Cégep de Jonquière, lui en troisième. J’avais choisi l’option presse écrite, Martin, la radio. Encore cette année-là, je voyageais Jonquière-Québec toutes les semaines. Je revenais travailler les week-ends chez Simons, puis chez Margo-Lee.
J’ai connu Martin grâce à mes colocataires Louis et Marc… Ils étaient amis et Louis, coéquipier au hockey. Quelques invitations à les suivre sur la Saint-Dominique, c’est là que j’ai remarqué Martin. Il était « cute »… Il y avait beaucoup plus… Il était aussi beau de bonté, de gentillesse, d’humour…son sourire bordé de ses lèvres généreuses et dévoilant ses deux grandes palettes blanches, presque fluorescentes, je le trouvais attirant.
J’avais de moins en moins envie de revenir travailler les week-ends à Québec. Pourtant, il le fallait bien! Je suis devenue assidue aux jeudis soir sur la Saint-Do, souvent précédés de quelques consommations à l’appartement du trio Martin, Éric et Boone!
J’avais un objectif, me retrouver dans les bras de Martin.
Martin…
Nathaly, c’était la fille disciplinée. À son affaire. Une première de classe. Elle était toujours affairée, pleinement concentrée à réussir ses cours avec brio. J’avais aussi pour objectif d’obtenir mon diplôme, mais certainement pas avec les mêmes ambitions que Nathaly. À 19 ans, tout tournait autour de faire la fête avec les Éponges, mes amis inséparables encore aujourd’hui.
Pour Nathaly, la compétition ne venait pas des filles qui gravitaient autour de notre groupe d’ados attardés, mais bien davantage de ma propension à faire le party.
Nathaly, je l’ai tout de suite trouvée belle, attirante, mais comment aurais-je pu m’imaginer qu’elle me portait intérêt à travers quelques sourires et taquineries, dans de trop courts moments au beau milieu de tous mes chums?
Nathaly…
Les semaines passaient, les partys s’accumulaient. Rien à faire! Martin ne me remarquait même pas… Martin était concentré : ses chums de gars, le hockey des Éponges, la bière sur la Saint-Do. Je cherchais désespérément à attirer son attention.
Bien sûr, il me saluait! Bien sûr, il me taquinait! Bien sûr, il était gentil! À chaque fois, j’avais le cœur qui partait en vrille. Avec un peu d’attention, il l’aurait entendu! Pourtant, aucun signe d’intérêt particulier…
Les mois s’écoulaient et je voyais arriver la fin d’année, la fin de sa troisième année et donc de son programme. Je misais encore sur son invitation au bal qui n’est jamais venue…
J’ai donc accepté l’invitation d’accompagner un autre Éponge au bal. Cet autre Éponge, je l’ai accompagné pour le souper… Ensuite, je me suis remise sur ma mission, trouver Martin, lui partager mes sentiments. Je ne pouvais pas le laisser repartir en Estrie sans l’avoir embrassé. C’était le soir de la dernière chance. Après les mois qui s’étaient écoulés, c’étaient maintenant les heures, voir les minutes qui filaient.
Je l’ai trouvé. Je l’ai entraîné dans le corridor. Ce que je lui ai dit, je ne m’en souviens pas. Je me souviens toutefois de ce premier baiser, avec ses lèvres généreuses, comme si c’était hier. Une fin de soirée mémorable, dans les bras de Martin. L’autre Éponge m’en veut encore…
Martin…
Bien sûr que je l’avais remarquée ma belle Nathaly. C’était impossible de la manquer dans les corridors de l’école. D’abord parce qu’elle portait très souvent un K-Way jaune flash et une paire de jeans serrée…puis par son rire qui lui est unique, lequel annonçait son arrivée…de bien loin.
Nous avons réussi à trouver notre espace, à nous voir plus souvent, comme amis dans ce dernier droit me mon parcours collégial. Nous nous étrivions tout le temps. Elle était une cible facile à taquiner. Elle mordait chaque fois. J’y prenais plaisir. J’avais son attention. J’étais toujours et de plus en plus attiré par la beauté de mon amie, mais tout autant par sa façon d’être, sa grande intelligence, son sens de l’humour…et bien sûr son immense générosité et son altruisme.
Durant mon stage à la radio à Sherbrooke, en avril 1990, elle est venue me rejoindre une soirée, à Asbestos. J’avais des papillons en m’y rendant. Je n’oublierai jamais ce moment où elle m’a accueilli dans le bar. Jamais une fille ne m’a serré aussi fort et aussi longtemps dans ses bras qu’à ce moment de retrouvailles. Mon attirance ne faisait aucun doute…comment n’aie-je pas pu me rendre compte qu’elle ressentait les mêmes sentiments?
À partir de ce moment, nous nous sommes écrit et parlé au téléphone régulièrement pour garder le contact à distance. Je comptais les jours où j’allais la revoir à Jonquière pour la dernière semaine qui culminait avec le Bal des finissants. Oui, j’avais été maladroit, je ne l’avais pas invité comme cavalière. Je lui accorde une note de 10 pour la persévérance dont elle a fait preuve pour s’y retrouver. Je lui suis encore plus reconnaissant de m’avoir entraîné dans les coulisses du Montagnais pour ces premiers moments intimes. Maman, Papa, les Éponges, tout comme moi, vous ne pouviez pas vous douter que nous étions là, Nathaly et moi, à votre insu, en train d’écrire le premier chapitre d’une très grande histoire d’amour.
Nathaly…
Je l’aimais tellement! Nous nous sommes vu tout l’été, le bonheur!
Martin était reparti pour l’Estrie, où il avait entamé son stage à CHLT radio. Moi, j’étais de retour à Québec. Je travaillais toujours chez Simons et chez Margo Lee. Nous faisions la route entre l’Estrie et Québec, chaque fois que c’était possible, mais ça devenait de plus en plus difficile.
L’été s’achevait, Martin travaillait fort avec l’espoir de décrocher un emploi à la station. Et moi, je me préparais à retourner à Jonquière pour ma dernière année en ATM.
Un soir, mon beau Martin est arrivé à la maison. Il m’expliquait que ça devenait compliqué. À l’évidence, ça l’était. Lui en Estrie à entreprendre sa carrière. Moi à Jonquière à terminer ATM, sans savoir où je me retrouverais en stage, puis à débuter ma carrière. Il valait mieux se laisser. J’ai tellement pleuré…
Martin…
Travailler à la radio, c’est ce dont j’avais rêvé depuis ma tendre enfance. Couvrir les événements sportifs et l’actualité et en rapporter les grandes lignes en ondes, j’en étais passionné. Je travaillais tout le temps et j’en raffolais. Je manquais de temps. Notre relation a fait les frais de mon investissement complet dans mon début de carrière. J’ai éprouvé une immense peine quand je suis reparti de chez Nathaly, la laissant dernière moi. Je ne pouvais pas m’imaginer que j’allais autant regretter ma décision.
Nathaly ne manque jamais une seule occasion de me taquiner avec ça et chaque fois je n’offre aucune défense…
Après Jonquière…
Rencontres d’amis, retrouvailles, les occasions ont été multiples de se revoir. Chaque fois que nos chemins se croisaient, nous étions heureux de nous revoir. Notre amour de jeunesse faisait maintenant place à une amitié grande et sincère, un lien fort que nous avons toujours pris soin de maintenir et d’entretenir.
En 1996, nous apprenons qu’Éric, autrefois colocataire de Martin et devenu un « best » pour lui, est malade. L’amitié fait son œuvre. Pendant les deux années qui suivent, les rencontres autour d’Éric se multiplient. Nous cultivons l’espoir, l’amitié et les souvenirs. Éric est décédé le 30 octobre 1998. Nous étions près de lui.
C’est un moment charnière de l’amitié qui va s’en suivre pour les amis d’Éric, mais aussi pour nous deux. Notre ami a perdu sa vie à 28 ans. Nous savons que la vie est précieuse. Nous avons appris que l’amitié l’est encore plus.
Nos anniversaires, parfois la nouvelle année, c’était l’occasion de prendre des nouvelles, se mettre à jour sur nos vies respectives. Ces occasions de prendre contact une ou deux fois par année, c’était vital et précieux. Chacun de nos échanges au cours des 30 années qui suivront a bâti une amitié forte, vraie et inébranlable. Le respect de cette frontière nous a toujours guidés. À distance, nous avons toujours été là, l’un pour l’autre, pour saluer les réalisations de l’autre comme pour l’écouter et l’encourager à travers les aléas de la vie.
Nos vies
Chacun, sur notre propre chemin, nous avons bâti nos carrières, nos amitiés, puis nos familles.
La vie est pleine d’aléas souvent positifs, parfois éprouvants. En toutes circonstances, nos familles et nos amitiés ont été au rendez-vous pour célébrer ou nous soutenir.
La famille…
Nathaly…
J’ai une toute petite famille, mais combien immense. Nous sommes tissés serrés et parfaitement soudés: les uns pour les autres, les uns avec les autres, les uns par les autres.
Maman, ma lionne. Lise, « appelez-moi Lise », qu’elle aime dire. Une femme de vérité, généreuse et dédiée. Une mère aimante, sensible, mais si forte. Ma mère, belle et inspirante pour ses valeurs d’amour et d’amitié, son sens de l’engagement envers chaque personne qui fait partie de sa vie. Elle m’a appris que la famille est un terrain d’accueil pour quiconque est seul, qu’entre la famille et l’amitié, il n’y a pas de frontière et qu’après avoir tout donné, il y a encore à partager ce qu’il nous reste.
Mon frère, mon petit frère, que j’aime d’un amour inconditionnel, dont je salue le courage, la persévérance et la ténacité. Source d’inspiration et d’admiration, je suis si fière de l’homme que tu es. Nos histoires sont à la fois si communes et si différentes, comme nous deux, à la fois si pareils et si différents. Peu importe les routes empruntées, elles se croisent et se recroisent. Tu seras toujours dans mon cœur.
Mon père est décédé en 2000. J’ai appris de lui la valeur du travail, l’importance d’aimer et d’être aimé, et que sans bonheur, on meurt. Meilleur père il est, plus qu’il ne l’a jamais été. Plus présent il est, plus qu’il n’a jamais été. Présent, il le sera aussi le 24 août prochain.
Antoine, mon fils, mon bébé miracle, il m’apprend depuis mai 2009 et tous les jours, que le bonheur est dans les sourires, les câlins, les dessins, les petits mots partagés, les histoires vraies comme celles inventées, les expériences, les découvertes, les rires, le temps ensemble, les « Maman! » pour tout et pour rien. Mon petit garçon est devenu géant! Il l’est aussi de passion, d’humour, d’intelligence, de bonté, de sensibilité, de générosité et d’amour. Antoine, c’est ma source de motivation, de passion, d’étonnement, d’inspiration, de grande fierté.
Avec Antoine viennent ses deux grands frères, Laurent et Justin, que j’aime comme mes fils. Ils m’ont ouvert leurs bras et leur cœur. Ils ont accueilli Antoine, en ont fait leur frère, un Benoit, comme eux. Avec la même générosité, ils ont accueilli l’homme de ma vie. Nous demeurons présents et engagés les uns envers les autres. Je les aime d’amour, pour toujours.
Réjean, Nicole, Sébastien, Pierre, mes Cousins Marcoux, vos amours et vos enfants, puis les Ginette! vous m’êtes si précieux. Vous avez été d’un accueil pour Martin et pour notre couple, immense et tellement touchant.
Cet accueil, je l’ai aussi retrouvé immense et touchant chez les Dussault. D’abord Ariane, cette belle jeune femme, pleine d’intelligence et de cœur, m’a accueillie avec générosité, ouverture et avec une telle sensibilité. Révélateur de l’être d’exception qu’elle est, elle contribue à notre bonheur par sa présence, sa douce affection, son authenticité et sa sincérité. Puis, avec Solange et Gérald, Karine et Vincent, les bras grands ouverts ce furent des retrouvailles touchantes et pleines de chaleur. De vous, de vos amours et vos enfants, j’ai bien senti et entendu ce grand bienvenue dans la famille. Quel bonheur de vous retrouver!
Si bien entourée… Je suis choyée et privilégiée. Bientôt mariée à mon homme d’exception… la Famille… vous y donnez tout son sens!
Martin…
Je suis né sous une bonne étoile et surtout dans une famille exceptionnelle, unie et soudée. Ce que je suis aujourd’hui, je le dois à mes parents qui m’ont inculqué les valeurs qui me sont chères, le respect, la loyauté, la rigueur et l’ardeur au travail. C’est sur ces bases que j’ai grandi et cheminé. Maman Solange m’a appris très jeune à m’appliquer à l’école. Elle s’en assurait chaque soir en me faisant réviser mes leçons, après sa longue journée de travail, en préparant le souper et en prenant soin de ma sœur et de mon frère. Elle m’a tôt fait comprendre que la réussite vient des efforts que nous déployons.
Papa Gérald m’a appris à viser sans cesse le travail bien fait, celui qui nous rend fiers. Aujourd’hui encore, Papa se précipite à la moindre demande pour nous aider dans de menus travaux à la maison. J’apprends encore et toujours de lui. Je suis né dans le partage et l’entraide. À toutes les étapes de ma vie, Maman et Papa y étaient pour vivre les succès, les échecs, les moments d’émerveillement, les déceptions. Ils sont toujours là, fiers de moi, fiers de leur famille. À raison, avec Karine, mon énergique petite sœur, qui est aimée de tout le monde, pour sa grandeur d’âme et sa bonne humeur. Elle est une formidable mère de famille qui trace une belle voie à ses deux amours. Avec Vincent, de dix ans jour pour jour mon cadet, qui suit les traces de Papa avec sa droiture et sa fierté, mais aussi comme père de famille modèle, faisant à son tour siennes les valeurs familiales. Tous et toutes, ma famille, vous avez et continué de jouer un grand rôle dans mes épisodes continus de bonheur.
Mais le plus grand des bonheurs familiaux vient de mon rayon de soleil, celle que j’aime appeler mon Bébé Chat, ma belle Ariane, qui me gonfle de fierté depuis son premier souffle en septembre 2002. Elle a changé ma vie du jour au lendemain pour le mieux, pour le meilleur. Très tôt dans sa vie, je me suis assigné auprès d’elle le rôle « d’amuseur » et je me suis plu à tous les instants. Les jeux de cache-cache au centre commercial, les châteaux de sable à la plage, les jeux de ballon, les « batailles » dans la piscine, les montées de toutes les tours et tous les campaniles en voyage, nos samedis d’hiver en ski à Orford…tout était un jeu entre nous, sous le signe de l’amusement, de la rigolade, mais surtout des petits moments de pur bonheur. Je pense à répétition au bonheur qu’elle m’apporte et à tous ces moments précieux que nous passons ensemble, à nous faire réfléchir, à échanger sur son brillant avenir et à ses aspirations, à nous témoigner comment nous sommes importants l’un pour l’autre. C’est là que je dois sortir mes mouchoirs…dès qu’il est question de ma belle grande fille, un trop plein d’émotions m’envahit. Je n’aurais pas pu imaginer qu’être le père d’Ariane m’aurait rendu aussi sensible qu’aimant.
L’amour de sa famille avec qui l’on grandit, c’est névralgique. J’ai encore plus, celui de la famille de Nathaly qui m’a accueilli à bras ouverts. Très rapidement, on m’a fait ressentir que j’étais des leurs. Antoine m’a ouvert toutes grandes les portes de sa maison dès le premier jour. Nous nous sommes tout de suite adoptés. Une complicité s’est créée dès notre premier voyage en famille en étrivant sa maman…Mon Amoureuse n’en demandait pas tant…Ma belle-maman Lise, qui m’appelle son « Ti-cœur »…a sa façon de toujours me faire sentir important, bienveillant pour sa fille et… drôle! Pas nécessaire de rire de toutes mes blagues belle-maman…vous avez très tôt gagné vous aussi mon cœur…Né sous une bonne étoile, je vous le disais plus tôt!
Je suis le papa, le fils, le frère, le gendre le plus choyé qui existe. Je deviendrai l’époux le plus comblé. Vous rendez de tout temps ma vie belle et pleine de bonheurs!
Nos amitiés…
Pour l’un, comme pour l’autre, l’amitié est toute aussi importante que la famille. Le sens de l’amitié est une valeur. L’un comme l’autre, nous en connaissons toute l’importance. Nous savons que l’amitié est vitale et peut sauver des vies.
Nos amitiés ont changé le cours des choses… Vous tous si proches, mais parfois venus de si loin et que nous avons rencontré au fil du temps. Nous avons eu la chance, le privilège de croiser votre route, celle de personnes d’exception, exemplaires et d’une telle inspiration.
Nous partageons avec chacun de vous une histoire d’amitié, grande, belle, unique et tellement précieuse. Nous partageons aussi avec vous, des valeurs d’amour, d’amitié, de loyauté, d’honnêteté, de générosité.
Pour certains, vous êtes comme un frère, comme une sœur, tous vous êtes nos amis, nos Grands Amis. Depuis notre rencontre et encore aujourd’hui, vous nous avez accueillis dans vos vies, dans vos familles. Par temps heureux ou moins heureux, vous étiez là, présents. Vous êtes de tous nos souvenirs.
De tout temps, votre amitié nous a guidés, parfois soignés, parfois guéris, souvent inspirés… Nous avons ri, festoyé, dansé, parfois nous avons pleuré, surtout nous avons grandi, appris. Toujours, notre amitié nous a rendus heureux, nous a procuré du bonheur. Nous sommes la somme de nos rencontres avec vous. À vous côtoyer, de meilleures personnes, nous sommes devenues.
Nous nous connaissons depuis longtemps ou depuis moins longtemps, nous cumulons des décennies d’amitié, mais un jour ou l’autre nous nous sommes choisis. Depuis, nous écrivons ensemble notre histoire d’amitiés. Par bonheur, vous nous êtes indispensables, tous autant que vous êtes.
Notre mariage, c’est aussi l’occasion de célébrer notre amitié, de vous gratifier de notre reconnaissance de vous compter dans nos vies. Pour ce jour parmi nos plus heureux, nous ne pouvons imaginer cette journée sans vous…
Plus de 30 ans après…
La vie nous a entraînés sur des voies distinctes, mais parallèles, sur lesquelles nous avons cheminé, conservant l’un pour l’autre cette amitié de départ et une admiration mutuelle toujours grandissante à travers le temps.
La vie, qu’elle est belle la vie… nous a récemment donné l’occasion de croiser de nouveau nos chemins, pour cette fois n’en faire qu’un seul et reprendre ce premier rendez-vous inachevé de 1990…
Derrière cette indéfectible amitié de plus de 30 ans, était enfoui en chacun de nous un amour inavoué, ni même à soi-même, encore moins l’un à l’autre. Cette grande amitié si précieuse était à la fois un rempart contre les tentations, contre les risques de briser ce qui nous a unis depuis toujours.
Un soir, dans une synchronicité aussi parfaite qu’inattendue, des confidences en toute symbiose ont jailli du plus profond de nous deux. Ces mots doux, beaux et passionnés que l’on dit une seule fois ont suffi à raviver des sentiments amoureux qui, sans le moindre soupçon, continuaient de couver bien chaudement au fond de nos cœurs.
Un coup de foudre deux fois pour la même personne? Ça se peut! Ce jour-là, nous nous sommes fait une promesse, ne jamais plus se quitter.
Aux sentiments que nous éprouvions depuis toujours, l’amour venait de se hisser dans les plus hauts sommets, accompagné d’un sentiment de profond respect, d’immense fierté pour l’autre.
Fort d’un bagage différent et propre à chacun, ces quelque 30 ans sur des chemins parallèles n’ont rien changé aux valeurs que nous partagions à l’époque et qui ont tout mis en place pour la suite des choses. Maintenant, nous avons la plus forte des certitudes et la plus grande des convictions que nous voulons aller au bout de cette route, pour ensemble profiter de la vie, assouvir nos passions et réaliser nos projets. Ensemble.
La promesse
C’est en Irlande du Nord, sur la butte des désirs, au sommet du spectaculaire décor du Sentier des Géants, qu’est né notre projet de mariage…
Martin…
Mon Amour, moi si j’avais un désir, ce serait de te marier!
Nathaly…
Et moi, quand tu m’en feras la demande, je te dirai OUI!
Nous avons pleuré…
Quelques jours plus tard, sans nous y être préparés, dans le mouvement d’effervescence sentimentale, devant une bijouterie de la rue Grafton, à Dublin, nous avons glissé l’un à l’autre à l’annulaire gauche la bague de Claddagh, un souvenir typique de l’Irlande, symbolisant l’amitié, la loyauté et l’amour… Rien ne pouvait mieux sceller nos fiançailles imprévues et représenter NOTRE HISTOIRE, un moment magique, unique.
À partir de ce moment, nous savions que nous venions de franchir une étape inédite pour chacun d’entre nous et que nous allions entamer la route vers une union pour toujours, confirmée par ce que nous pensions, l’un et l’autre, impossible, avant de nous retrouver, un mariage!